VENDANGES

2004

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Cette année les vendanges ont commencé trois semaines plus tard qu'en 2003. La première difficulté rencontrée a été celle de trouver des vendangeurs, puisque même de nombreuses universités ont repris les cours. Nous avons donc opté pour le recrutement par internet. Nous nous retrouvons avec les 4/5ème de l'équipe ayant entre 18 et 20 ans et pour qui ce sont les premières vendanges. Heureusement, même si le vent du nord apporte beaucoup de fraîcheur, surtout le matin, le soleil est présent. Mais à équipe nouvelle, découverte d'habitudes nouvelles. La première surprise a été à la fin du premier repas. Dès le plat principal avalé ils sont partis de table comme une volée de moineaux. Plus que quelques uns pour le fromage et le dessert. Si cela s'est amélioré pour les repas du soir, les repas de midi ont continué à ce rythme. Quand au travail si cela a été "ardu" les premiers jours, le rythme s'est amélioré le quatrième pour être génial le dernier jour. Le dicton des anciens "ce sont les trois premières journées les plus difficiles" est donc toujours d'actualité. Comme en 2002 la quantité de raisin était importante. Les pluies du mois d'août nous ont apporté les mêmes soucis. Il a donc fallu trier au cep et également à la benne. Bien entendu, nous avons seulement fait cueillir ce dont nous avons besoin pour la bouteille (comment envisager tout cueillir pour ne pas vendre ou vendre à un prix inférieur au coût de la récolte et de la vinification). La deuxième surprise est venue de l'ambiance médiocre qui régnait au sein de l'équipe et ceci étant dû au fait que deux d'entre eux sont arrivés avec l'intime conviction qu'ils seraient exploités et s'évertuaient à en convaincre ceux qui voulaient bien les écouter. Impossible de leur faire comprendre qu'une journée de vendanges ne se gère pas comme un travail à l'usine en commençant et en finissant à l'heure exacte. Pour eux, pas de problème si l'on est en haut d'un rang cinq minutes avant l'heure mais les soucis commencent si l'on veut rattraper ces cinq minutes ou une partie des temps de pose. Visiblement ils ne savaient pas que nous ne sommes pas obligés d'inclure les poses dans le temps effectif de travail. De ce fait, si l'on additionne le temps du casse-croûte plus toutes les poses en haut des rangs ils étaient loin des huit heures de travail effectif. Et comme avec quelques années en plus nous ne les avons pas renvoyés chez eux le deuxième jour car nous voulons croire qu'en chaque être humain il y a quelque part une lueur d'intelligence qui sommeille et permet de comprendre les choses, nous les avons gardés. Ce fut une grave erreur qui non seulement a "sapé" l'ambiance des vendanges mais qui nous a empêché de découvrir toutes les qualités que pouvaient présenter tous les autres membres de l'équipe. A ne pas renouveler...........Mieux vaut vendanger un ou deux jours de plus. Que ceux qui ont eu le plaisir de vendanger chez nous dans les années précédentes soient heureux, cela nous a fait penser beaucoup à eux. C'est bien la première fois que nous nous faisions accuser "d'exploiteur" et les anciens doivent comprendre pourquoi nous n'avons pas apprécié.

Le point positif de cette campagne c'est qu'elle nous a aidé à comprendre plusieurs choses :

1) Les viticulteurs qui ont eu plusieurs fois des équipes avec des membres de cette mentalité et qui réclament la machine à vendanger avec insistance.

2) Les directeurs d'entreprise qui ont investi énormément en France mais qui néanmoins rêvent d'aller s'installer en Europe de l'Est. Nous-mêmes en sommes arrivés à dire "vivement que l'on puisse embaucher les habitants de l'Europe de l'Est". Bien entendu, si des "braves habitants de France" nous demandent à revenir nous les accueillerons en priorité...

3) En conséquence les responsables de la mécanisation à outrance ou de la délocalisation ne sont pas forcément ceux à qui ont pense en priorité. Il serait temps d'arrêter de tout mettre sur le dos des employeurs ou des gouvernements quels qu'ils soient.

Nous avons pris peu de photos. Mais voici les quelques-unes qui sont en notre possession.

Un seau, une serpette et des raisins : le travail peut commencer Le seau commence à se remplir
Le temps du casse-croûte : pour la première fois une source de litiges Avec des gants : pas pratique de manger quelque chose
J'aide ou je laisse faire ????? J'aide mais c'est drôlement lourd...
Ouf ! le tracteur est plein ! Si on tenait celui qui nous fait des bennes de ce poids. même pas une photo...
Les bennes sont vidées dans le couloir à vendange Les raisins glissent dans la cuve
Même si le tracteur fait du bruit et secoue pas mal, un petit tour permet de récupérer. Le nettoyage des bennes et des seaux est terminé.
Oh prodige ! le dessert et ils sont tous à table. Dommage c'est le dernier.

Il est vrai certains........ ont arrêtés hier soir.

Dernier petit déjeuner : encore plus tôt que d'habitude. Il fait nuit noire. Officiellement : le premier train est le moins cher .................